Le seigneur Cathare est désormais disponible en version numérique
- 4 avr. 2019
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— Personne ne me laisse derrière un mur, petit sire. Tu vas savoir ce qu’il en coûte de le faire, le prévint-il en déchirant l’une des manches de sa cotte d’un coup sec (avant qu’Édric puisse protester ou tenter de s’expliquer, il lui bâillonna la bouche). Ainsi, tu ne pourras pas alerter les clients avec tes cris d’extase. N’essaie même pas de l’ôter, lui conseilla-t-il dans une bien vaine menace, puisqu’Édric n’en avait ni l’intention ni l’envie.
S’il l’avait pu, il aurait aimé se mettre à genoux et lui demander pardon d’avoir douté de lui, parce qu’au fond de son cœur, il regrettait de s’être trop vite emballé. D’un mouvement de tête, il montra qu’il avait compris et obéirait, puis gémit fortement quand Arthus glissa sa main dans ses braies pour prendre ses bourses dans sa paume et les caresser avec douceur.
— Ça me plaît de te tenir à ma merci, murmura-t-il tendrement à son oreille.
Édric aussi adorait cela. Arthus ferma ses doigts sur sa hampe dressée, puis la fit coulisser plusieurs fois de bas en haut dans un mouvement sensuel.
— Tu es dur pour moi. J’aime ça.
Malgré le rempart du tissu, Édric sentait son souffle chaud contre ses lèvres. Ses yeux roulèrent… implorèrent de l’empoigner plus fort… d’aller plus vite. Sans se préoccuper de sa supplique, Arthus le lâcha et poursuivit sa douce torture en le léchant avec une lenteur diablement excitante. Rendre son amant fou de désir lui échauffait le sang et amplifiait un peu plus encore son impatience de le posséder. Arthus effleura de sa langue sa mâchoire et sa gorge, s’enivrant du plaisir de retrouver l’odeur et le goût de sa peau. Édric savourait chaque câlinerie et étreinte en poussant à travers son bâillon de faibles bruits semblables à de lointains roulements de tonnerre. Il gémit presque douloureusement de soulagement quand Arthus lui baissa ses braies, puis soupira de bonheur lorsque sa main guerrière empoigna son vit. Les pensées d’Édric tourbillonnèrent. Son esprit s’envola si loin qu’il eut l’impression de ne plus être qu’un souffle d’air. Arthus le fit lentement dériver dans un océan de plaisir.



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